FARDIERS

de la Belle Époque

FOURGONNETTES

militaires de la Grande Guerre

 

 

 

Le marquis De Dion avait écrit à propos du fardier de Cugnot

 « Sous la poussée de plus en plus menaçante des revendications populaires, on oublia Cugnot et son invention. Sa voiture automobile resta à l'abandon dans une cour de l'Arsenal. Ce véhicule, que l'on peut voir au Conservatoire des Arts et Métiers et qui a figuré au Salon de l'Automobile de 1907, a l'aspect d'un affût de canon. La chaudière et la machine sont suspendues sur la roue motrice. Lourde, massive, mais pleine de robustesse, cette voiture primitive donne bien l'impression de quelque machine de guerre. Mais lorsque Choiseul  encourageait son créateur, qui aurait pu concevoir que cet ancêtre des poids lourds ferait, souche de la svelte voiture de course et de l'élégante et puissante 40 chevaux ?

Cugnot, obligé de s'expatrier, puis revenu en France après Brumaire, n'avait pour toutes ressources que les leçons d'art militaire qu'il donnait à l'Arsenal. Sans Bonaparte, alors Premier Consul, qui lui accorda une pension de 1.000 fr, l'inventeur de la première voiture automobile serait mort dans une situation voisine de la misère. »

Entre-temps les restes du véhicule furent rassemblés aux Arts et Métiers où ils sont actuellement conservés et les essais auraient repris sans le départ de Bonaparte en Egypte et Cugnot décédera en 1804...

 

 

 

René VILLE             

Amicale de Dion-Bouton    

Haut de page

Commander notre plaquette