Les premières courses automobiles

 

 

 

L'aventure automobile débuta en 1887. La première course de "voitures sans chevaux" se déroula sur un parcours fort court : du Pont de Neuilly à Versailles ; trois concurrents y prirent part : tous trois montés sur des tricycles à vapeur de Dion-Bouton. La vitesse du vainqueur était de... 30 km/h. Mais cette première épreuve, qui nous semble aujourd'hui appartenir par son esprit à un âge bien lointain, ouvrit pourtant la voie à d'autres courses dispu-tées en France et devenues légendaires:

Paris-Rouen (1894), Paris-Bordeaux-Paris (1895). Paris-Marseille-Paris (1896). le Tour de France automobile (1899), etc.

Puis la course devint européenne : la coupe Gordon-Bennett (1900 à 1905), Paris-Berlin (1901), Paris-Vienne (1902), Paris-Madrid (1903). Attardons-nous quelques instants sur cette dernière épreuve : des accidents survenus à des pilotes et à des spectateurs l'ayant endeuillée, d'un commun accord la France et l'Espagne décidèrent de l'arrêter... à Bordeaux. Certains journalistes prophétisèrent que les courses sur route — et peut-être même les courses en général — avaient vécu.

Fort heureusement, il n'en était rien. Les constructeurs, le public et surtout les conducteurs tenaient trop à la course. Et à quelle invention s'appliquerait mieux le proverbe : on n'arrête pas le progrès ? Certes, quelques-uns de nos ancêtres accueillirent avec méfiance voire animosité l'automobile. Mais l'ensemble du public admirait ces modernes engins et leurs hardis pilotes ; et puis le sport s'imposait chaque jour davantage : après le cycle, l'automobile se devait d'attirer les sportifs.

Et la course se déroula à l'échelon international : New York-Paris (1908), et plus timidement — mais dès 1910 — en Argentine. Parallèlement en Europe et en Amérique des circuits se créaient pour les courses.

Après la guerre de 1914-1918, les voitures de course reparurent et démontrèrent qu'elles avaient atteint "l'âge adulte". Ce qu'il convient de signaler ici, c'est que grâce aux véhicules de course, l'automobile possédait — entre autres perfectionnements — volant et pneus. De plus, la conquête de la vitesse s'accomplit en peu d'années : si en 1894, le tracteur de Dion-Bouton (arrivé le premier à Rouen) roulait à 12,5 km/h, c'est à la vitesse de 120 km/h que Marcel Renault eut un accident mortel, au cours de Paris-Madrid, à peine 10 ans plus tard.

L'on peut dire avec objectivité que la course "moderne" commença avec l'année 1920.

Des pilotes — entrés vivants dans la légende — marquèrent de leur style personnel la conduite en course. Au hasard de la plume, nous mentionnerons quelques noms : Campari, Ascari, Nuvolari, Varzi, Caracciola, Chiron.

En 1923, S'ouvrit en France un circuit qui allait devenir le prototype parfait des grandes épreuves internationales : celui du Mans...

Nous avons réuni en 52 page une quinzaine de témoignages depuis l’origine et les premiers accidents jusqu’au New York –Paris de 1908.

 

 

René VILLE             

Amicale de Dion-Bouton    

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